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Un petit bout de l'histoire de Lailly

LAILLY (LALLIACUM) 

Lailly comprenait sept fermes importantes et le hameau de la Charmée qui était situé sur la seigneurie de l’abbaye de Vauluisant. Il y avait une belle chapelle paroissiale. Les abbés de Vauluisant en touchaient les dîmes et en reversaient une faible partie au curé de Lailly pour le service de cette paroisse; mais les curés s’étant plaints, ils obtinrent la moitié des revenus.

Les seigneurs:

   Pierre de Maigny, seigneur de Fleix, était seigneur de Lailly en 1399, d’après un aveu et dénombrement rendu le 15 octobre de la même année par M. d’Anghien, seigneur de Bourdenay au duc de Bourgogne à cause de sa châtellenie de Villemor. Au XVIe siècle, la terre appartenait à la famille de Vieil-Châtel.

Jean de Vieil-Châtel, bailli de Sens, était seigneur de Lailly en 1437, et Mathieu de Vieil-Châtel en 1543. En 1592, Pierre de Miraumont, écuyer ordinaire du roi, en rendait hommage à Mlle de Bourbon, dame de Bourdenay, ainsi que des fiefs de la Tournerie, du haut et du bas Mondogast. Pierre de Miraumont devint gouverneur de Nogent-sur-Seine, conseiller en la chambre du Trésor et lieutenant de la prévôté de l’Hôtel.

C’était un érudit et un écrivain natif d’Amiens. Il mourut en 1611. Anne de Miraumont, veuve en 1639 de Camille du Frenay était sans doute sa fille et son héritière, car elle s’arrogea le droit de propriété de Lailly, de la Tournerie et de Mondogast, qu’elle laissa saisir féodalement en 1661 et vendre par arrêt du Parlement de Paris, à M. Menardeau.

M. Le Masson de la Fontaine, seigneur de Lailly et de Mondogast en 1679, ayant négligé d’en rendre hommage à son suzerain, le sieur de Mairat, baron de Bourdenay, fut saisi à son tour féodalement en 1680. Le 26 avril 1721, le seigneur des lieux dits était Jean de Méric, écuyer, seigneur de Fraissinet, président, trésorier de France au bureau des Finances de la généralité de La Rochelle. Il en rendit hommage au baron Feydeau de Bourdenay. Son fils aîné, Jean-Pierre de Méric de Fraissinet, lui succéda. Il eut de son mariage avec Mlle Le Royer deux fils, dont l’un mourut sans postérité; l’autre, nommé Pierre-François, épousa Renée-Madeleine Cauchot et de cette union naquit un fils aussi nommé Pierre-François.

Jean-Philippe de Méric de la Tournerie, fils de Jean de Méric et d’Isabelle de la Barre, seigneur de Charras, acquit de son frère les seigneuries de la Tournerie, de Mondogast et de Lailly dont il rendit hommage en 1768 au marquis du Quesnoy, baron de Bourdenay. Marié en 1743 avec Elisabeth Rex, d’origine italienne, il en eut trois fils dont Anne-Philippe-Pierre, chevalier de Méric, chevau-léger de la garde du roi, Il épousa en 1782 Marie-Louise-Marguerite de Turpin de Sançay de Saint-Domingue. Il mourut peu de temps après son mariage et les terres revinrent à ses fils mineurs.

La maison de Méric descendait d’une ancienne noblesse militaire de Guyenne.

 

Un procès avec les abbés de Vauluisant

 

— Les de Méric possédaient dans le pays quatre fiefs dont deux; ceux de la Tournerie et de Villeguillon, relevaient de l’abbaye de Vauluisant, et deux autres, ceux de Mondogast et de Lailly, étaient mouvants en plein fief de la baronnie de Bourdenay. Les religieux contestèrent à M. de Méric la propriété de Lailly en partie, par conséquent le droit d’avoir une chapelle et le droit de haute justice. A l’appui de leurs dires, ils présentèrent deux contrats « l’un d’une vente faite en 1271, par le sieur Jean Tartarin, seigneur de Lailly, d’un bois appelé le Bois-Roger, avec le droit de justice, haute moyenne et basse moyennant 25 livres et l’autre portant la vente faite en 1285, par demoiselle Catherine et Pétronille, de tous les héritages qu’elles possédaient depuis Lailly jusqu’à Courgenay moyennant la somme de 35 livres. » M. de Mène répondit par des témoignages authentiques d’aveux, dénombrements, saisies féodales, etc., démontrant que Lailly se mouvait en plein fief de la baronnie de Bourdenay et en arrière-fief de la châtellenie de Villemor. Ce dernier gagna son procès devant le bailli de Sens (1773). Deux ans après, les religieux se désistèrent de leur plainte. Dans l’église on relève l’épitaphe de Jean de Méric de Fraissinet (1734) et d’Elisabeth Rex, femme de Jean-Philippe (1761). Entre ces épitaphes est un bas-relief en marbre blanc de Girardon qui représente l’Enfant Jésus embrassant une croix couronnée d’épines. Autour du marbre, M. de la Tournerie a fait graver cette inscription «septem obiere innocentes; quinque hic cum matre quiescunt ». H. de Méric avait eu douze enfants dont sept étaient morts avant leur mère.

 

L’Église se compose d’une nef et d’un bas-côté sud à deux travées ogivales. La. nef et la moitié du chœur sont plafonnés; le reste est voûté en berceau, le latéral en quart de cercle. Le style transition de l’église se précise avec les piliers de l’ordre de Citeaux, dont les bases sont carrées et biseautées. A remarquer une grande baie flamboyante du XVIe siècle au mur droit du chevet. Le portail gothique est à deux bandeaux et rentrants et s’orne d’une statuette en bois de la Vierge à l’Enfant. Sous le porche est une autre statue de la. Vierge, mais en pierre. Elle tient un rouleau dans la main C’est un beau modèle de sculpture de l’école italienne du XVIIe siècle.

Enfin, dans l’abside, est une troisième Vierge, en pierre, de la Renaissance, revêtue d’un manteau. L’ancienne verrière qu’on voyait au chevet et qui datait de 1599 a été remplacée par une autre en 1877.

La chapelle de secours de la Charmée a été restaurée en 1870.

 

HISTOIRE

 

Datant de l'époque d'Hallstatt, une nécropole a été découverte sur le territoire de la commune lors de fouilles archéologiques1.

 

Les moines de Preuilly (Seine-et-Marne) ont choisi de fonder une "abbaye-fille" à la limite septentrionale de la paroisse de Lailly, au lieudit Vauluisant. Durant plus d'un siècle et demi, les moines de Vauluisant n'ont pas tenté d'investir en amont sur la paroisse de Courgenay : elle leur était interdite du fait de la présence d'un lignage de chevaliers locaux. À l'époque, un chemin stratégique arrivant de Provins et se rendant à Troyes passait par Trainel, Villechat et Mauny (à Bagneaux) justifiait l'implantation monastique qui n'est en rien un essartage. Un autre grand chemin sous contrôle royal cette fois arrivait de Pont-sur-Yonne, suivait le cours de l'Oreuse, pour rejoindre la vallée de la Vanne. Le second chemin restera d'intérêt moindre. À ce seul titre, l'implantation monastique était une belle réalisation économique.

 

Les moines de Vauluisant ont donc acquis avec patience de très nombreuses parcelles sur le finage de Lailly. Ils ont fini par en déloger le lignage dit "de Lailly" qui dominait jusque là la paroisse. Les vicomtes de Joigny (dont Rigny-le-Ferron était le fief principal dans la vallée de la Vanne) étaient les suzerains d'une partie de Lailly.

 

Les moines de Vauluisant ont organisé leurs domaines de Lailly autour de fermes, dont beaucoup portent le nom d'une famille paysanne : la Picardie (Picard), la Tournerie (Tourneur), etc ... Leur hameau de La Charmée, adossé à la vaste forêt de Lancy, a une nette vocation forestière (bûcherons, charbonniers, marchands de bois, facteurs de ventes de bois). Ce hameau est doté d'une chapelle.

 

Le grand chemin de Provins perd sa vocation lorsque le comte de Champagne parvint enfin vers 1195 à entrer en possession de Nogent-sur-Seine et à établir ainsi un chemin direct menant de Provins à Troyes.

 

Pour financer des armées, assurer leur couronne et la paix intérieure ruinée par les Protestants, les Valois (totalement ruinés par leurs défaites de Pavie et de Saint-Quentin) exigent des sommes considérables de l'Église de France. Faute de disposer de liquidités suffisantes (fantasme récurrent jusqu'au XXe siècle), l'Église est contrainte de vendre à réméré de larges pans de son foncier. C'est ainsi que l'abbaye de Vauluisant vend des fermes situées à Lailly. Les moines n'ont ensuite de cesse de faire jouer les clauses de retour pour récupérer leur ancien patrimoine jusque tard dans le XVIIe siècle, provoquant l'extinction de petits fiefs créés momentanément.

 

Lors de la destruction de l'abbaye de Vauluisant du fait de la révolution, des blocs de pierre (sculptés) ont été acquis par les acquéreurs de fermes du finage.

 

Le finage abrite une gare de la ligne de chemin de fer de Nogent-sur-Seine à Villeneuve-l'Archevêque.

 

En juin 1940, les réfugiés venant de la Marne furent mitraillés sur la route de Courgenay. La ferme de Beauregard brûla pendant plusieurs jours. Entre Lailly et Courgenay, 24 ou 26 chevaux étaient tués et placés dans les fossés.

 

Le finage est traversé par l'autoroute A 5. Les fouilles préventives associées ont permis de découvrir une cave romaine sur le tracé.

 

Économie

 

Le massif forestier de Lancy permet en particulier au hameau de La Charmée de vivre des productions forestières. La chapelle du hameau est dédiée à saint Hubert.

 

Les moines de Vauluisant, grands hydrauliciens, établissent une chaussée permettant une retenue d'eau et le fonctionnement d'un moulin à eau.

 

Les fermes qui quadrillent le finage de Lailly sont dédiées aux quatre grandes céréales depuis le XIIe siècle : froment, seigle, avoine (pour les chevaux) et méteil (mélange). L'élevage ovin vit de l'assolement et permet de fournir l'industrie drapière locale.

 



L' Église de Lailly

L’Église de Lailly

 

est dédiée à Notre-Dame. La particularité de cette Église est qu’il faut descendre les marches pour accéder à l’intérieur.

L’Église est en fait la chapelle du château de La Tournerie, bénie le 4 septembre 1748 par Antoine IMBER, curé de Villiers Louis. La nef voûtée en bois se termine par une abside carrée, percée d’une fenêtre à vitraux blancs. Un collatéral extrêmement bas et voûté en bois a été ajouté au sud, quatre grandes arcades ogivales, grossièrement faites, soutiennent le mur de la nef de ce côté. L’Église est dédiée à Notre Dame de l’Assomption. Dans le chœur repose Jean de Méric de Fraissinet, écuyer, seigneur de La Tournerie. Mort le 6 décembre 1734, âgé de près de 86 ans. A noter un bas-relief représentant un enfant Jésus couché et embrassant une croix couronnée d’épines, qu’il tient du bras droit, le bras gauche levé montre le ciel, et des clous sont épars sur le sol. Ce petit monument fut élevé par Jean-Philippe de Méric, seigneur de La Tournerie, à la mémoire de plusieurs de ses enfants morts jeunes.


La chapelle Saint Hubert

 

 

 

 

 

 

statue : Vierge à l'enfant

 

 

 

 

ostensoir-monstrance : Anges et Vierge à l'Enfant

 

 

 

 

 

tabernacle

   

 

 

 

bâton de procession : Saint Hubert et anges


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Les Carrières et troglodytes de la vallée de l' Oreuse
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